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Diabète de type 1 : définition, symptômes, différence type 2

Diabète de type 1 : définition, causes, symptômes, diagnostic, traitement et différences avec le type 2. Un guide clair pour comprendre la maladie.

Par Manon · · Mis à jour le · 6 min de lecture

Illustration : carnet ouvert, café et cercle bleu, symbole du diabète

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire détruit les cellules du pancréas qui produisent l’insuline, ce qui provoque un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). Il représente environ 10 % des diabètes, touche des enfants comme des adultes et nécessite un traitement par insuline à vie. Ce guide présente sa définition, ses causes, ses symptômes, son diagnostic, son traitement et ses différences avec le diabète de type 2.

Qu’est-ce que le diabète de type 1 ?

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune : le système immunitaire détruit progressivement les cellules bêta du pancréas, chargées de produire l’insuline. Cette hormone permet au glucose (le sucre présent dans le sang) d’entrer dans les cellules pour leur fournir de l’énergie.

Sans insuline, le glucose s’accumule dans le sang : c’est l’hyperglycémie. L’organisme, privé de son carburant principal, se met à dégrader les graisses, ce qui peut aboutir à une complication aiguë grave, l’acidocétose diabétique.

En France comme dans le monde, le diabète de type 1 représente environ 10 % des cas de diabète ; le diabète de type 2 est de loin le plus fréquent (environ 92 % des personnes diabétiques selon l’Assurance Maladie). Le nombre de cas de type 1 augmente d’environ 3 à 4 % par an.

Quelles sont les causes du diabète de type 1 ?

Les causes exactes de la réaction auto-immune ne sont pas entièrement connues. Elle fait intervenir :

  • une prédisposition génétique : le risque est plus élevé si un parent proche est atteint, mais environ 9 cas sur 10 surviennent chez des personnes sans antécédent familial connu ;
  • des facteurs environnementaux, encore étudiés, comme certaines infections virales.

Le diabète de type 1 n’est pas causé par l’alimentation, ni par la consommation de sucre, ni par le surpoids. Il n’existe pas de moyen de le prévenir dans la population générale. Un médicament, le téplizumab, est autorisé dans l’Union européenne pour retarder l’apparition des symptômes chez certaines personnes à un stade précoce de la maladie (auto-anticorps présents et glycémie déjà anormale), à partir de 8 ans ; son utilisation relève de centres spécialisés.

Quels sont les symptômes du diabète de type 1 ?

Le processus auto-immun évolue en silence pendant des mois, voire des années. Les symptômes apparaissent ensuite rapidement, généralement en quelques jours à quelques semaines, lorsque la production d’insuline devient très faible. Les plus fréquents sont :

  • une soif intense (polydipsie) ;
  • des urines abondantes et fréquentes (polyurie), y compris la nuit ;
  • une perte de poids inexpliquée, malgré un appétit conservé ou augmenté ;
  • une grande fatigue ;
  • une vision trouble ;
  • chez le jeune enfant, le retour du pipi au lit alors qu’il était propre.

Sans traitement, l’évolution se fait vers une acidocétose, avec douleurs abdominales, nausées, vomissements, haleine à l’odeur fruitée, respiration rapide et somnolence. Ces signes nécessitent une prise en charge en urgence (appeler le 15). L’acidocétose révèle fréquemment le diabète chez l’enfant.

Chez l’enfant, les symptômes peuvent passer inaperçus ou être confondus avec une autre maladie. Voir aussi l’article sur le diabète de type 1 chez l’enfant.

Comment se fait le diagnostic ?

Devant des symptômes évocateurs, le médecin peut réaliser une glycémie au bout du doigt ou une bandelette urinaire. Le diagnostic est confirmé par une prise de sang :

  • une glycémie égale ou supérieure à 2 g/L (11 mmol/L) à n’importe quel moment de la journée, en présence de symptômes, suffit à poser le diagnostic de diabète ;
  • en l’absence de symptômes, le diabète est retenu si la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 g/L (7 mmol/L) à deux reprises.

L’origine auto-immune est confirmée par la recherche d’auto-anticorps dirigés contre le pancréas (anti-GAD, anti-IA2, anti-insuline, anti-ZnT8…) : au moins l’un d’eux est détectable dans 97 % des cas au diagnostic. Le bilan comprend aussi souvent le dosage de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) et la recherche de cétones.

Un enfant suspect de diabète est orienté sans attendre, en général le jour même, vers l’hôpital, où débutent le traitement et l’apprentissage des premiers gestes. Les étapes suivantes sont détaillées dans l’article 5 repères pour les premiers mois.

Quelle est la différence entre le diabète de type 1 et le type 2 ?

Diabète de type 1 Diabète de type 2
Fréquence Environ 10 % des diabètes Environ 90 % des diabètes
Mécanisme Destruction auto-immune des cellules productrices d’insuline : absence d’insuline Mauvaise utilisation de l’insuline (insulinorésistance), puis baisse progressive de sa production
Âge d’apparition À tout âge ; la moitié des cas avant 20 ans Le plus souvent à l’âge adulte, surtout après 45 ans, mais de plus en plus tôt
Installation des symptômes Rapide, en quelques jours à quelques semaines Progressive, souvent silencieuse pendant des années
Facteurs de risque Prédisposition génétique, facteurs environnementaux Surpoids, sédentarité, antécédents familiaux, âge
Traitement Insuline indispensable dès le diagnostic Mesures hygiéno-diététiques, médicaments, parfois insuline
Prévention Pas de prévention possible dans la population générale Possible en partie, par l’activité physique et l’alimentation

D’autres formes existent, comme le diabète gestationnel, le diabète LADA (forme auto-immune d’évolution lente chez l’adulte) ou les diabètes MODY (d’origine génétique). Leur diagnostic relève du médecin.

Comment traite-t-on le diabète de type 1 ?

Le traitement repose sur l’insuline, qui remplace celle que le pancréas ne produit plus. Il associe généralement :

  • une insuline basale (ou « lente »), qui couvre les besoins de fond ;
  • une insuline rapide, administrée au moment des repas et pour corriger les glycémies élevées, souvent adaptée à la quantité de glucides du repas.

L’insuline est administrée par stylos injecteurs ou par pompe à insuline. Les doses sont définies et ajustées avec l’équipe soignante. Voir insulines lentes et rapides, stylos et injections.

La surveillance de la glycémie s’appuie aujourd’hui largement sur les capteurs de glucose en continu, qui mesurent le glucose en permanence et alertent en cas de valeur haute ou basse. Associés à une pompe et à un algorithme, ils forment les systèmes de boucle fermée.

En France, le diabète fait partie des affections de longue durée (ALD) : les soins et dispositifs liés au diabète sont remboursés à 100 % sur la base des tarifs de l’Assurance Maladie, hors franchises, participations forfaitaires et dépassements d’honoraires.

Comment vivre avec un diabète de type 1 au quotidien ?

La gestion du diabète de type 1 concerne tous les aspects de la vie quotidienne :

Quel suivi médical prévoir ?

Le suivi régulier par l’équipe diabétologique permet d’ajuster le traitement et de dépister les éventuelles complications à long terme (yeux, reins, nerfs, cœur et vaisseaux). Il comprend notamment :

  • un dosage de l’HbA1c environ tous les trois mois ;
  • chaque année, un examen des yeux (fond d’œil ou rétinographie), un bilan rénal, un bilan lipidique, un examen des pieds, un bilan dentaire et un suivi cardiovasculaire.

Les objectifs glycémiques (HbA1c, temps dans la cible) sont fixés individuellement avec l’équipe soignante.

En résumé

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui empêche le pancréas de produire de l’insuline ; il représente environ 10 % des diabètes. Il se manifeste par une soif intense, des urines abondantes, une perte de poids et une fatigue, et se traite à vie par l’insuline. Il se distingue du diabète de type 2 par son mécanisme, son installation rapide et l’absence de prévention possible dans la population générale. Grâce aux capteurs, aux pompes et à la boucle fermée, sa gestion quotidienne est aujourd’hui mieux outillée que jamais.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2 ?

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune : le pancréas ne produit plus d’insuline, et le traitement par insuline est indispensable dès le diagnostic. Le diabète de type 2, qui représente environ 9 diabètes sur 10, est lié à une mauvaise utilisation de l’insuline puis à une baisse progressive de sa production ; il est d’abord traité par des mesures hygiéno-diététiques et des médicaments.

Quels sont les premiers symptômes du diabète de type 1 ?

Les signes les plus fréquents sont une soif intense, des urines abondantes et fréquentes, y compris la nuit, une perte de poids malgré un bon appétit et une grande fatigue. Chez le jeune enfant, le retour du pipi au lit peut alerter. Ces symptômes justifient une consultation médicale le jour même.

Peut-on guérir du diabète de type 1 ?

Il n’existe pas, à ce jour, de traitement permettant de guérir du diabète de type 1. La maladie se traite à vie par l’insuline, avec des outils qui ont beaucoup progressé : capteurs de glucose en continu, pompes et systèmes de boucle fermée.

Le diabète de type 1 est-il causé par le sucre ?

Non. Le diabète de type 1 n’est causé ni par la consommation de sucre ni par le mode de vie. Il résulte d’une réaction auto-immune, favorisée par une prédisposition génétique et des facteurs environnementaux, qui détruit les cellules productrices d’insuline du pancréas.

À quel âge apparaît le diabète de type 1 ?

Le diabète de type 1 peut apparaître à tout âge. Selon la HAS, la moitié des cas se déclare avant 20 ans, mais un nombre important de diagnostics est posé à l’âge adulte.

Sources

  1. Qu’est-ce que le diabète ? · Assurance Maladie (ameli.fr)
  2. Causes et facteurs favorisants du diabète · Assurance Maladie (ameli.fr)
  3. Symptômes, diagnostic et évolution du diabète de type 1 · Assurance Maladie (ameli.fr)
  4. Diabète de type 1 · Inserm
  5. Fiche Prescription d’activité physique. Diabète de type 1 · HAS
  6. Diabète et affection longue durée : remboursements et reste à charge · Fédération Française des Diabétiques
  7. Teizeild (téplizumab) – Aperçu de Teizeild et pourquoi il est autorisé dans l’Union européenne · Agence européenne des médicaments (EMA)

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